dimanche 24 novembre 2013

Jak and Daxter - Super Jak PS2

Après une période de pause vacances, je reprends l'écriture sur ce blog, pour mon plaisir, celui des quelques visiteurs qui peuvent se perdre par ici, et garder une trace de mes expériences vidéo-ludiques. Encore une fois, mon abonnement Playstation Plus m'a fourni toute une série de jeux, à un rythme plus élevé que celui auquel je les termine. Au moins, cela me laisse une bonne série de titres à jouer sur ma to-do-list, en attendant éventuellement de passer sur PS4 d'ici quelques années... Et justement, avant de se projeter dans le futur, il est toujours bon de regarder en arrière avec un titre PS2 remasterisé en HD: Jak and Daxter.
The Dynamic Duo.
Je suis complètement passé complètement à côté de la génération PS2: je m'étais arrêté à la Super Nintendo, puis joué à la Nintendo 64 et surtout la Playstation première du nom via des amis, mais j'avais complètement lâché l'affaire après avoir essayé la XBox en colocation et laissé en plan une partie de Final Fantasy VIII sur PC. Quelques années plus tard, j'ai fini par craquer pour une PS3, et découvrir une belle série de jeux avec les Uncharted de Naughty Dog. Avant cette extraordinaire adaptation non officielle d'Indiana Jones, le studio était connu pour les Crash Bandicoot sur PS1, et les Jak and Daxter sur PS2.

Les Jak and Daxter sont des jeux de plateformes en 3D, à la manière de Super Mario 64: on se déplace à travers un monde découpé en niveaux / hubs, dans lesquels il faut collecter des items pour ouvrir d'autres sections, activer des switchs et de nouveaux pouvoirs, réaliser (ou pas) des quêtes secondaires. Je garde un mauvais souvenir de Super Mario 64: je n'arrivais à faire la transition entre les jeux en 2D et leur maniabilité vers la perception en 3D et l'effet de profondeur. Cela donnait en général des sauts qui terminaient les trois quarts du temps au fond d'un ravin, avec un cri de rage.

Une quinzaine d'années après, les jeux en 3D se sont démocratisés, mais malgré tout j'ai toujours du mal à percevoir les distances. Jak and Daxter premier du nom est très agréable dans les premières, mais j'ai vraiment souffert dans les dernières portions, avec des checkpoints punitifs en cas de mort, obligeant le passage de longues sections en une fois. C'est d'autant plus rageant que l'univers du jeu est très coloré voire enfantin, et se faire punir par un jeu aussi sympathique au premier abord fait mal à l'ego!

Mais le jeu conserve tout de même un charme qui pousse à aller jusqu'au bout. Malgré une histoire relativement classique (un grand méchant corrompu par une force maléfique), le jeu propose un univers intéressant et des personnages charismatiques malgré un design particulier, entre les elfes et les extra-terrestres d'Avatar avant l'heure. Le mutisme de Jak est très fortement contrebalancé par la logorrhée verbale de Daxter, qui peut taper (de manière voulue) sur les nerfs. Celui-ci joue le rôle du sidekick comique, qui ne sert à rien, mais dont les mimiques et danses lors des récupérations d'artefacts sont excellentes.

Le jeu bénéficie d'une très bonne réputation depuis sa sortie en 2001 sur PS2, il est agréable à jouer (malgré certains passages où la maniabilité 3D m'a posé des problèmes), mais il ne possède pas pour moi le charisme des jeux de plateformes made in Nintendo. A voir si je joue aux épisodes 2 et 3, mais Naughty Dog a réellement réussi un coup de maître sur PS3 avec les Uncharted, dont l'aspect cinématographique et réaliste tranche avec leurs productions cartoon sur les deux premières Playstation.

Le jeu terminé en 1h40 (j'ai du mettre 10 heures!)

lundi 30 septembre 2013

X-Men Origins: Wolverine - Ca va trancher chérie!

Après avoir longtemps hésité au vu des critiques, j'ai regardé le premier film dédié à Wolverine il y a quelques jours. Malgré un rythme irrégulier, des effets spéciaux en carton et un casting improbable (Will.I.Am? Ryan Reynolds?), le film sort la tête de l'eau grâce au charisme de Hugh Jackman. Ce gars est né pour jouer Logan / Wolverine, comme Christopher Reeve avec Superman, Sean Connery avec James Bond ou Roger Hanin avec l'inspecteur Navarro. Et contre toute attente, le film a permis la production d'un jeu plus qu'honnête, meilleur que le matériau d'origine, X-Men Origins: Wolverine.
Ca a coupé!
Suite au film, j'ai remis le jeu dans ma PS3: c'était mon premier jeu, acheté avec une PS3 FAT 60 Go d'occasion (RIP) qui pouvait lire les jeux PS2 et Street Fighter 4. Contre toute attente, je n'ai pas accroché au dernier SF alors que j'y avais passé des week-ends entiers avec des amis sur Super Nintendo à la grande époque. Je m'étais alors rabattu sur Wolverine, je l'avais bien retourné et terminé, tout en laissant pas mal de trophées à récupérer. Quatre ans plus tard, c'était l'occasion de m'y remettre avec un guide sous les yeux, et de redécouvrir le charme de ce jeu.

Une adaptation de film en jeu vidéo est en général une opération périlleuse, où le coût de la licence absorbe une grande partie du budget, ce qui laisse peu de possibilités aux développeurs pour créer un jeu digne de ce nom. Mais ceux-ci sont partis sur un beat them all moderne à la God of War, avec combos impressionnants et séances de QTE. Cela s'annonçait relativement mal vu que je ne suis pas un inconditionnel de la force brute à la Kratos, mais ce jeu retranscrit très bien l'univers et le personnage de Wolverine. Il se permet d'aller plus loin dans la sauvagerie que les différents films X-Men, avec un Logan qui passe facilement en mode Berserk pour réduire ses adversaires en tranches de jambon, façon turbo mixeur Moulinex.

Si le jeu commence à accuser son âge au niveau des modélisations de certains personnages, un soin particulier a été apporté sur Wolverine version Hugh Jackman: les cinématiques avec le moteur du jeu reprennent fidèlement ses traits, perpétuant le charisme du personnage sur console HD, les dialogues et remarques in-game ont été doublés par l'acteur. Les différents coups et finish moves au ralenti sont particulièrement jouissifs, voire sadiques (le coup du pilote d'hélicoptère décapité avec les pales en plein vol), le sang coule dans la joie et la bonne humeur, les blessures reçues sont visibles sur le corps du personnage. Malgré le côté répétitif du genre, le plaisir reste entier quand on saute sur un ennemi toutes griffes en avant, ou quand on empale un simple soldat sur un pieu qui ne demandait que cela.

Mais la vraie bonne surprise est le scénario, qui complète le mince fil tissé par le film. En toile de fond, on suit la poursuite de son frère et Stryker dans le présent, et l'intervention de Logan et les autres mutants en Afrique via des flashbacks. On retrouve différentes scènes du film, reproduites de manière plus ou moins fidèle (le jeu est-il basé sur une version antérieure du scénario, ou a-t-il été revu spécifiquement?), mais surtout une section entière a été ajoutée avec le développement des Sentinelles, faisant le lien avec les séquences dans le futur (en introduction et conclusion du jeu) et qui seront portées à l'écran avec X-Men: Days of Future Past en 2014.

En reprenant le jeu et ma sauvegarde bien conservée, j'ai pu tracer en quelques heures (merci l'expérience acquise), récupérer la majorité des trophées, et buter sur le dernier boss. Saleté de Deadpool avec tous ses pouvoirs et la destruction du sol sous mes pieds...

dimanche 29 septembre 2013

IK+ / Karateka / Yie Ar Kung-Fu 2 - Street Fighter 0.1

Pour poursuivre la thématique "ninja sur CPC", le genre beat them all a pris du plomb dans l'aile avec l'arrivée de Street Fighter II. Fini le temps où on se baladait gaiement à travers des rues mal famées pour taper du loubard, cela allait à présent se régler à un contre un, à force de maîtrise de coups spéciaux, puis de combos, puis de timing, puis de mind game et autres techniques de plus en plus complexes.
Mais avant d'en arriver à une telle complexité dans le versus fighting, il a bien fallu expérimenter et définir les bonnes et les mauvaises pratiques. Quelques jeux sur CPC permettent de voir ce qu'était ce genre, bien avant sa maturité.

J'avais des bons souvenirs de International Karate Plus (IK+ pour les intimes). Sur fond de soleil couchant et de tori, on se met joyeusement sur la tête à trois, avec une belle palette de coups bien animés (ah, le flip arrière...). Mais en y rejouant, c'est sacrément fouilli: connaissant la précision des coups dans les jeux actuels, on se retrouve ici à frapper au petit bonheur la chance en espérant toucher un de ses deux adversaires. En général, cela part dans le vide, ce qui laisse une belle ouverture fatale.
Force violette se cache derrière force rouge.
Après chaque round, le sensei vient distribuer les bons et mauvais points, et on reprend sur un autre combat. Au fil du temps, la couleur de la ceinture évolue, mais bon courage pour obtenir la ceinture noire.
Essaie encore petit scarabé.
Petit moment zen, ou presque, un bonus stage après quelques combats consiste à dévier des balles rebondissantes. L'idée du bonus stage sera reprise dans Street Fighter II ou Mortal Kombat, même si il s'agira dans ces jeux de casser une voiture ou des planches de bois.
Karate Boy versus Motus.
Le jeu est assez nerveux (merci la musique) mais très répétitif: les deux mêmes adversaires reviennent perpétuellement en boucle, un peu plus intelligents à chaque fois, mais limitant l'intérêt d'aller plus loin pour décrocher la ceinture la plus prestigieuse.

Karateka propose quant à lui un objectif plus tangible, avec une princesse enlevée par un grand méchant. Classique, bateau, mais il faut bien motiver le joueur comme on peut.
Sobre, efficace.
Créé par Jordan Mechner avant Prince of Persia, on retrouve les animations détaillées et l'influence cinématographique avec les cut-scenes détaillant l'intrigue. Il faut bien ça, car le jeu n'est pas terrible sinon: affublé de son plus beau pyjama blanc, le héros va affronter une série d'ennemis aussi bien habillés que lui (avec des masques), un piège à la con (une herse qui tombe), un faucon et le big boss.
Concours de kata.


Les combats relèvent de la chance pure: on doit s'approcher d'un ennemi (en se prenant des coups au passage), lui asséner un bon combo, se rapprocher de nouveau, retaper, etc. L'énergie du héros et de ses adversaires remonte progressivement, il faut donc ne pas traîner pour réduire les points de vie. Mais l'allonge ridicule des 4 pauvres coups fait peine à voir, même à l'époque face à un Barbarian ou IK+.
"Je vais te sauv.. Naaaaaaaaaaaaaannnnnn!!!"
Pour renchérir sur la couche de frustration dans ce jeu, on peut se faire tuer en one shot par la princesse en toute fin de partie: si le joueur reste en position de combat, elle défonce son avatar en un coup de pied (pas résistant le pauvre gars). Aucune reconnaissance.
Le jeu a eu droit récemment à un remake HD, pas terrible.

Yie Ar Kung-Fu 2 se rapproche plus du versus fighting tel qu'on le connaît actuellement. Mais bizarrement, il est beaucoup moins bon que son prédécesseur. Les graphismes ont perdu en finesse, les coups sont plus limités et difficiles à sortir, le rythme des combats est bien plus lents, mais surtout, surtout, surtout... quelle idée d'avoir à traverser trois écrans remplis de mini nains afin de rencontrer son adversaire? Ils déboulent de toutes parts, à différentes hauteurs, ce qui leur permet de joyeusement réduire la barre de vie de son personnage, histoire d'être bien en difficulté devant le véritable ennemi.
Fais le malin avec ta natte.
Mais quand on arrive dans ce dernier écran, c'est encore pire: les coups partent dans le vide et semblent bien moins efficaces que ceux de l'adversaire. C'est une vraie boucherie, bien loin du fun du premier opus. Mais pourquoi, pourquoi?
La pose du loser.
Le versus fighting a acquis ses lettres de noblesse avec la technicité qu'il offre lors des affrontements. Avec ses capacités limitées et son seul bouton de tir, le CPC n'était pas la machine la plus adaptée pour ce genre de jeux. Mais ça à l'époque, on ne le savait pas, et on pouvait encore s'amuser sur des titres qui semblent à présent sacrément rudimentaires.

IK+ sur CPC

Karateka sur CPC

Yie Ar Kung-Fu 2 sur CPC