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samedi 8 juillet 2017

Metroid - Break an egg

Bien que né en 1980, j'ai parfois raté le début de certaines séries de jeux. A l'époque, la diffusion n'était pas aussi simple que maintenant avec tout titre à portée de clic, il fallait avoir un pote avec la bonne console et la bonne cartouche pour essayer un jeu qui nous faisait envie dans les magazines.
Près de 30 ans plus tard, et après de très bonnes heures sur le troisième épisode, je peux enfin jouer au Metroid original dans de bonnes conditions (c'est-à-dire sur 3DS dans mon lit).

Quelque part dans le futur et dans l'univers, les bien nommés pirates de l'espace ont récupéré une forme de vie appelée metroid en vue de l'utiliser comme arme. Ni une ni deux, la Police de la Fédération envoie leur meilleure recrue, Samus Aran, sur la planète Zèbes pour dégager les pirates et faire le ménage avant la multiplication de metroids.

Troisième élément de la trinité Nintendo sur NES (avec Super Mario et Legend of Zelda), Metroid introduit les briques fondatrices du genre: un mélange de jeu de tir et de plateformes, un monde labyrinthique à explorer, des améliorations cachées pour obtenir plus de vie ou de meilleures armes, des boss bloquant le passage vers d'autres sections, etc. Tout ce qui a permis à Super Metroid d'exploser sur Super Nintendo est déjà présent, mais de manière très brute: la maniabilité est assez sèche, aucune carte n'est disponible (alors que le design de certaines portions, puits en tête, n'aide pas à se repérer), rien n'indique la direction à prendre. Le metroidvania était alors au stade embryonnaire, sans savoir l'impact qu'il aurait pour les décennies à venir.

J'avais découvert le titre en lisant des solutions dans des magazines dédiés, mais en y jouant, on a rapidement la sensation d'être perdu. Il fallait s'armer d'un papier et crayon pour se repérer sur Zèbes, ce qui a certainement permis d'allonger la durée de vie du jeu. Mais même aujourd'hui en suivant un guide, l'absence de repères clairs sur sa position est déstabilisante. En dehors de l'emblématique Mother Brain, les autres boss sont plutôt décevants, mais à l'époque la notion de patterns ne devait pas être connue, on se retrouve à attaquer de la manière la plus bourrine possible.

Au delà de son importance historique, je n'ai pas trouvé beaucoup de plaisir en jouant à Metroid. Contrairement à Super Mario et Legend of Zelda, je n'aurais pas passé des heures à avancer sur le jeu, refroidi par l'effort d'orientation et l'ambiance glauque. Je trouve plus d'intérêt à regarder des speedruns sur YouTube, avec les techniques les plus improbables pour finir le jeu en moins de 20 minutes.

mercredi 10 mai 2017

The Legend of Zelda: Ocarina of Time - On a Plain

Après avoir beaucoup joué sur les consoles 8-bit et 16-bit, j'ai commencé à lâcher l'affaire avec l'arrivée des jeux en 3D. La première PlayStation a retenu mon attention un moment avec ses Resident Evil, Final Fantasy VII et Tekken, mais j'ai eu un réflexe de rejet devant la Nintendo 64: les contrôles de son Mario Kart n'avaient pas la précision de son homologue sur Super Nintendo, et Super Mario 64 m'a totalement fâché avec les jeux de plateforme en 3D (je n'arrivais pas à jouer avec la profondeur...). Par la suite, j'ai mis de côté les jeux vidéo pendant près de 10 ans, passant à côté de ce qui sortait sur PS2 et GameCube...
Près de 20 ans après, j'essaie de rattraper mon retour sur des classiques, et une fois de plus Nintendo avait sorti un titre référence avec The Legend of Zelda: Ocarina of Time.


Dans le royaume d'Hyrule, le jeune Link quitte son village pour partir dans une aventure qui va le mener à travers les terres et le temps, pour contrecarrer les plans du sorcier Ganondorf et sauver la princesse Zelda.

Côté scénario on est en terrain très connu, mais le passage en 3D apporte de nombreux changements dans le gameplay, mais également la mythologie d'Hyrule. Certains peuples apparaissent pour la première fois et deviendront des réguliers dans la série: les ronds Gorons, les Zoras vivant dans l'eau et les Gerudo du désert. Si le jeu reprend globalement la structure de A Link to the Past (avec une première quête qui se conclut pour l'ouverture d'un second monde et d'une aventure plus longue), le monde d'Hyrule semble plus vivant, découvert à la hauteur de Link avec des dialogues plus nombreux que par le passé.

Ce monde ouvert, malgré une taille et un contenu limités, semble annoncer les GTA et Red Dead Redemption d'aujourd'hui: même s'il s'agit surtout d'une plaine centrale reliant différentes contrées, on prend plaisir à galoper avec le cheval Epona, la série prend un tournant plus épique. Les donjons reprennent les thèmes classiques de la série (feu, fantômes, forêt...) mais ont une toute nouvelle envergure: le Temple de l'Eau était précédé d'une belle réputation, et le découvrir enfin, avec son système de pièces et étages accessibles ou non selon le niveau variable de l'eau est génial. Le grappin et l'arc sont un plaisir à manipuler, ayant enfin accès à une hauteur de tir.

Mais une des principales innovations est le système de lock-on, qui permet de cibler un ennemi et pouvoir se déplacer en le gardant comme repère. J'ai eu des sensations à la Demon's Souls (bouclier dressé en attendant l'ouverture dans la garde ennemie), même si le jeu de Nintendo est bien moins exigeant.

J'ai joué sur la version 3DS, améliorée par rapport à l'expérience d'origine sur Nintendo 64: j'ai manipulé l'effet 3D pour voir si la profondeur était bien rendue, mais le principal intérêt est d'avoir accès à un jeu majeur en mode portable. Après une trentaine d'heures pour en faire le tour, cela m'a donné envie de refaire les épisodes que j'ai connu à l'époque, et ensuite basculer sur les autres titres en 3D comme Majora's Mask, pour rattraper un jour mon retard avec le récemment sorti Breath of the Wild. Mais que la route est longue...