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dimanche 27 avril 2014

Les Aventuriers - A la recherche du pixel perdu

En tapant ma review sur Uncharted Golden Abyss, je repensais au jeu Indiana Jones que j'avais connu sur CPC: le titre n'était pas fameux, et en regardant mes "archives", j'ai vu qu'il faisait partie d'une compilation appelée "Les Aventuriers". A titre pompeux, jeux pas terribles.

Indiana Jones donc, ou plutôt Indiana Jones and the Last Crusade pour être précis, est l'adaptation du troisième film de la trilogie (le quatrième film n'existe pas. Il n'existe pas...). Je crois que c'est le seul des trois que j'ai vu au cinéma (avec la scène du vieillissement accéléré qui m'a traumatisé du haut de mes 10 ans), et mon préféré: Sean Connery, la chevauchée avec les tanks, les épreuves du Graal... Comme tout grand film à l'époque, le film a été adapté en jeu vidéo, mais il a eu droit à deux versions: un jeu d'aventure et un jeu d'action. Le premier fait partie des jeux d'aventure cultes de Lucasfilm Games (avec ce qui aurait du être le quatrième épisode, Fate of the Atlantis), et le second fait partie des jeux médiocres, adaptés sur toutes les machines du moment, mais vite oublié. La version adaptée sur CPC est bien sûr la seconde.
Tam, tada tam...
Dans cette version, Indiana doit revivre certaines scènes du film et récupérer des artefacts: la croix de Coronado, un bouclier, les notes de son père et enfin le Graal. On a donc droit à un mélange poussif entre jeu de plateformes et beat'em all. Pour la partie plateformes, on saute de corde en corde avec la grâce d'un Mario paraplégique et la lourdeur d'un éléphant. Pour la partie baston, on a droit au coup de poing ou (oh joie) au fameux fouet pour frapper du contrebandier et du nazi, avec une idée particulière du timing. Le tout avec un temps extrêmement limité, et un temps de réponse digne d'un modem 56k.
A l'époque, je n'avais pas passé le tiers du premier niveau, mais les joies de l'émulation m'ont permis de voir ce à quoi j'ai échappé: des sauts au pixel près entre des têtes de girafe et des lanceurs de couteau, une section où rien n'indique que le fouet est obligatoire pour traverser un fossé, un zeppelin qui donne le mal de mer, et enfin les épreuves du Graal façon speed-run entre scies circulaires (un précurseur de Super Meat Boy, 20 ans avant!).
Non, pas la girafe...
Côté gameplay ce n'est pas la joie, et ce n'est pas la réalisation technique qui relève le niveau: on est en plein syndrome de l'adaption de ZX Spectrum avec 2 couleurs dans l'écran de jeu et des sons minimalistes. Ah, que j'aurais voulu jouer au jeu d'aventure à la place...

Sur la compilation, on retrouve une autre victime de l'adaptation minimaliste avec Strider.
Made in Яussia
Le strider, Hiryu de son petit nom, est un héros de l'ombre de Capcom. Longtemps oublié derrière les Steet Fighters, Mega Man et autre chevalier Arthur, Hiryu a fait quelques apparitions dans les Marvel vs Capcom, avant d'avoir eu droit en 2014 à son remake en bonne et due forme.
Héros de manga à l'origine, ses premières aventures en arcade étaient impressionnantes, avec une très bonne adaptation sur Megadrive, et une mauvaise sur CPC. Vu la taille des personnages et boss, les couleurs, leurs animations, il ne fallait pas s'attendre à des miracles, mais là c'est le désert de Gobi.
Un boss qui a oublié son marteau
Notre ninja des temps futurs doit battre un sorcier à force de voltiges et de coups de sabre. Encore une fois je ne suis pas allé bien loin, arrivant juste à terminer le premier niveau, baignant dans une ambiance soviétique (enfin, surtout en Arcade, pas de Kremlin en arrière plan sur CPC), et son fameux boss: des parlementaires qui fusionnent pour donner un serpent géant. Il n'y a pas de logique à chercher, on dira que Capcom voyait le futur de l'URSS comme ça à la fin des années 80. Maintenant, Poutine ferait un boss de fin de jeu bien plus flippant.

Pour rester dans les adaptations arcade de Capcom, on trouve le peu connu Forgotten Worlds.
Quand on utilise les couleurs sur CPC, c'est joli.
Sur fond de fin de monde / invasion alien / Dieu devenu fou ou je ne sais quoi, deux punks sous perfusion de testostérone doivent sauver l'humanité. Ils volent (va savoir comment, en jet pack?) et doivent mitrailler tout ce qui passe dans un rayon de 100 mètres: extra terrestres, vaisseaux, missiles, dieux...
Comme l'Union Soviétique, l'esthétique punk se retrouvait souvent dans les jeux des années 80. Que ce soit côté ennemis (Double Dragon, Final Fight) ou héros (Two Crude Dudes), le keupon avait la côte à l'époque, pour ensuite se retrouver cantonner au cyberpunk. Bizarrement, les personnages de Forgotten Worlds n'ont laissé aucune trace dans l'univers Capcom, et sont sacrément discrets.
C'est peut-être lié au gameplay particulier du jeu: se présentant comme un shoot'em up, il faut faire pivoter son personnage pour tirer dans une des huit directions possibles. Cela peut se gérer en arcade avec différents boutons, mais sur CPC, l'unique bouton sert pour tirer et pour permettre la rotation à droite ou à gauche. On se retrouve alors souvent à déplacer son personnage et le faire tirer n'importe où, en espérant chopper sa cible.
Un beau dragon.
Malgré cette maniabilité foireuse (ajoutant une couche de difficulté sur un jeu déjà pas bien aimable), le titre fait plaisir à l'oeil, avec en particulier des boss d'une taille incroyable pour un CPC. Cela doit expliquer pourquoi les développeurs ont réduit le nombre de niveaux de huit à quatre, mais bon, au fin fond de ma province et n'arrivant pas à dépasser le deuxième niveau, cela ne changeait pas grand chose...

Pour compléter ce tableau peu reluisant, Vigilante rappelle furieusement le classique Kung Fu Master.
Hum, encore faut-il choisir les bonnes couleurs...
Suite plus ou moins officielle, un nouveau maître en arts martiaux doit sauver sa petite amie, enlevée par un gang et leurs différents boss. Encore une fois, il va s'agir de bastonner en ligne droite,en dégommant du sbire à gauche et à droite. Autant le titre d'origine restait relativement nerveux et joli sur CPC, cette "suite" tombe dans de grave travers avec des couleurs baveuses, un rythme lent et une maniabilité aux fraises. Les ennemis arrivent en nombre et nécessitent plusieurs coups pour être défaits, on avance par à coups, rendant le jeu terriblement haché. Pourtant, le jeu avait l'air pas mal en version arcade.
Aïe, mes yeux...
Pauvre Indy et ses compagnons d'infortune: les jeux d'origine ne sont pas des classiques de l'arcade mais restent honnêtes, mais le CPC (ou les développeurs?) montre rapidement ses limites...

Indiana Jones en entier (et sa fabuleuse fin) par Xyphoe.

Strider en entier (et sa fabuleuse fin également) par Xyphoe.

Forgotten Worlds en entier (et sa, décidément, fabuleuse fin) par Xyphoe.

Vigilante en entier (et une véritable fin, pour une fois) par Xyphoe.

lundi 30 septembre 2013

X-Men Origins: Wolverine - Ca va trancher chérie!

Après avoir longtemps hésité au vu des critiques, j'ai regardé le premier film dédié à Wolverine il y a quelques jours. Malgré un rythme irrégulier, des effets spéciaux en carton et un casting improbable (Will.I.Am? Ryan Reynolds?), le film sort la tête de l'eau grâce au charisme de Hugh Jackman. Ce gars est né pour jouer Logan / Wolverine, comme Christopher Reeve avec Superman, Sean Connery avec James Bond ou Roger Hanin avec l'inspecteur Navarro. Et contre toute attente, le film a permis la production d'un jeu plus qu'honnête, meilleur que le matériau d'origine, X-Men Origins: Wolverine.
Ca a coupé!
Suite au film, j'ai remis le jeu dans ma PS3: c'était mon premier jeu, acheté avec une PS3 FAT 60 Go d'occasion (RIP) qui pouvait lire les jeux PS2 et Street Fighter 4. Contre toute attente, je n'ai pas accroché au dernier SF alors que j'y avais passé des week-ends entiers avec des amis sur Super Nintendo à la grande époque. Je m'étais alors rabattu sur Wolverine, je l'avais bien retourné et terminé, tout en laissant pas mal de trophées à récupérer. Quatre ans plus tard, c'était l'occasion de m'y remettre avec un guide sous les yeux, et de redécouvrir le charme de ce jeu.

Une adaptation de film en jeu vidéo est en général une opération périlleuse, où le coût de la licence absorbe une grande partie du budget, ce qui laisse peu de possibilités aux développeurs pour créer un jeu digne de ce nom. Mais ceux-ci sont partis sur un beat them all moderne à la God of War, avec combos impressionnants et séances de QTE. Cela s'annonçait relativement mal vu que je ne suis pas un inconditionnel de la force brute à la Kratos, mais ce jeu retranscrit très bien l'univers et le personnage de Wolverine. Il se permet d'aller plus loin dans la sauvagerie que les différents films X-Men, avec un Logan qui passe facilement en mode Berserk pour réduire ses adversaires en tranches de jambon, façon turbo mixeur Moulinex.

Si le jeu commence à accuser son âge au niveau des modélisations de certains personnages, un soin particulier a été apporté sur Wolverine version Hugh Jackman: les cinématiques avec le moteur du jeu reprennent fidèlement ses traits, perpétuant le charisme du personnage sur console HD, les dialogues et remarques in-game ont été doublés par l'acteur. Les différents coups et finish moves au ralenti sont particulièrement jouissifs, voire sadiques (le coup du pilote d'hélicoptère décapité avec les pales en plein vol), le sang coule dans la joie et la bonne humeur, les blessures reçues sont visibles sur le corps du personnage. Malgré le côté répétitif du genre, le plaisir reste entier quand on saute sur un ennemi toutes griffes en avant, ou quand on empale un simple soldat sur un pieu qui ne demandait que cela.

Mais la vraie bonne surprise est le scénario, qui complète le mince fil tissé par le film. En toile de fond, on suit la poursuite de son frère et Stryker dans le présent, et l'intervention de Logan et les autres mutants en Afrique via des flashbacks. On retrouve différentes scènes du film, reproduites de manière plus ou moins fidèle (le jeu est-il basé sur une version antérieure du scénario, ou a-t-il été revu spécifiquement?), mais surtout une section entière a été ajoutée avec le développement des Sentinelles, faisant le lien avec les séquences dans le futur (en introduction et conclusion du jeu) et qui seront portées à l'écran avec X-Men: Days of Future Past en 2014.

En reprenant le jeu et ma sauvegarde bien conservée, j'ai pu tracer en quelques heures (merci l'expérience acquise), récupérer la majorité des trophées, et buter sur le dernier boss. Saleté de Deadpool avec tous ses pouvoirs et la destruction du sol sous mes pieds...

lundi 15 avril 2013

Cobra - Breuah!!!

Je voulais faire un post sur la représentation des femmes dans les jeux vidéos (sujet en vogue) en couvrant plusieurs jeux CPC. Mais en testant ma sélection, j'ai redécouvre un titre qui mérite un post à lui tout seul: Cobra.
Une bonne tête de chirurgien.
Rien à voir avec le corsaire de l'espace manchot et son rayon delta, c'est ici l'adaptation d'un film de Stallone sorti en 1986. Sylvestre est un policier de Los Angeles peu porté sur la paperasse, son truc c'est plutôt son flingue dans la gueule des méchants et une balle au fond de leur estomac. Son problème du moment: un groupe de néo fascistes et leur chef, le Night Slasher, tuant allègrement dans la cité des anges. Ingrid, une top model (alias Brigitte Nielsen, femme de Sylvestre à l'époque), a vu trop de choses pour son bien et se retrouve sur la to-do-list du gang. S'en suivront des morts violentes, une romance, un boss de fin de film empalé sur un crochet et brûlé vif dans un four industriel, et une fuite de tourtereaux en moto.

En version jeu vidéo, cela résume à foncer tout droit et taper / tirer sur tout ce qui peut être hostile: lanceur de couteau, tireur de roquette, ennemis planqués dans des poubelles, derrière des fenêtres ou un garage. Même les animaux s'y mettent, avec des pigeons bien plus agressifs qu'à Paris et des perroquets lâchant des fientes à un rythme d'horloger.
En bon flic bourrin des années 80, Sylvestre descend dans la rue armé de ces seuls poings pour commencer. A force de casser la gueule aux dealers, il peut récupérer des couteaux, un pistolet et une mitraillette, et se ravitailler à coup de burgers géants.
Malgré les apparences, l'homme à gauche n'est pas un exhibitionniste.
Les éboueurs n'ont pas encore sorti les poubelles.
Le Los Angeles de Cobra n'a rien d'une carte postale: avec sa musique répétitive et insupportable, on comprendrait presque pourquoi on croise un pendu tous les 100 mètres. Ou alors il n'a pas résisté à l'acharnement des ennemis (et animaux), particulièrement énervé comme notre Étalon Italien. Celui-ci est rigide comme un piquet, est incapable de tirer baissé (déjà qu'il n'est pas réactif debout) et ne peut pas sauter plus de 50 centimètres en longueur. Aucune barre de vie n'est affichée, on ne sait jamais quand notre héros va exploser et s'éparpiller façon puzzle aux quatre coins de l'écran, ce qui est très rageant.
Ambiance...
Game Over. Loser.
Mais comme dans le film, il y a également de la romance dans le jeu, sous la forme d'Ingrid. Chevelure rouge à la Red Sonja (le roux c'était trop discret), Birgit Nielsen apparaît au bout de quelques niveaux, et reste plantée au milieu de l'écran pour faire cible vivante. Déjà qu'en solo, il était difficile de survivre à cet enfer de pigeons kamikaze, il faut ici également protéger Casque Rouge contre les néo fascistes de LA.
Entre Ingrid et le lance-roquettes, Sylvestre va partir en morceaux...
Je n'ai jamais vu la fin de ce jeu, l'arrivée de Birgit correspondait à mes dernières vies, et le peu que j'ai rejoué n'a pas amélioré mes performances. Mais ce jeu est frustrant... La maniabilité est aux fraises, les ennemis sont basiques mais décidés à nous pourrir la vie, et le jeu est incroyablement répétitif et lassant... De toutes façons, elle avait les cheveux trop rouges Birgit, ça l'aurait pas fait entre nous.
Cobra sur CPC par Xyphoe.

lundi 25 février 2013

La Guerre - Saison 1

Une fois Battlestar Galactica terminé, j'ai pu me lancer dans une autre série. Sous une pression extérieure, j'ai regardé la première saison de Homeland sur une semaine: bonne surprise que cette série basée sur des personnages fracturés du cerveau, en proie à la manipulation et la paranoïa. Difficile de trouver des jeux se rapprochant de cette thématique de l'espionnage et terrorisme côté psychologique, on va donc se limiter au thème de l'armée de la guerre (comme diraient les Rois de la Suède).
La guerre, c'est mal. En jeu, ce n'est pas forcément mieux. Surtout quand tous les ans un nouveau Call of Duty sort, rouleau compresseur de l'industrie vidéo-ludique à la morale douteuse, mixant le spectaculaire à la Michael Bay et la pauvreté d'exploration d'un couloir de métro, et faisant même une apparition sur de véritables conflits, comme récemment avec ce soldat français au Mali avec son foulard inspiré du jeu. Le pauvre n'aura peut-être pas l'occasion d'étrenner son amour du jeu façon cosplay à Japan Expo cette année.
Mais loin des FPS d'aujourd'hui inspirés des conflits contemporains (en attendant l'inverse) et développés avec l'armée, la guerre 8-bits avait un charme particulier, où un homme armé de son fusil à pixels se battait seul contre des armées sans fin de chair à canon.

Avant d'aller sur le terrain, notre fantassin numérique pouvait passer par l'école militaire avec Combat School. Simulateur de service militaire sur une dizaine de niveaux, il comprenait des épreuves de courses d'obstacles, de tirs et de combats. A la manière des jeux de sport, il fallait martyriser son joystick de droite à gauche pour faire avancer son troufion (l'astuce était de faire des cercles pour aller réellement plus vite). Puis viser en temps limité les cibles. Puis recourir au joystick. Et re-viser des cibles mouvantes, avec un bras de fer et un combat façon Street Fighter à 2 coups avec l'instructeur façon Full Metal Jacket. Une fois les épreuves complétées et à peine la "cérémonie de diplôme" passée, c'est directement la passage à la pratique avec une intervention dans la Maison Blanche prise par des terroristes. Encore une fois, je me demande l'intérêt d'envoyer un homme seul dans une telle galère, avec pour seules armes ces poings et pieds (d'où l'intérêt de s'être entraîné au tir...).
Je n'ai jamais eu l'occasion de sauver le Président et savourer des Ferrero Rocher en récompense, étant toujours bloqué sur cette première épreuve de course d'obstacles. Pas grave, j'avais pas envie de finir en prisonnier de la guerre numérique.
De quoi donner des idées à l'Education nationale.
Premier niveau: défoncer son joystick et sauter. J'aurais du être réformé...
Le prisonnier de guerre (P.O.W.) numérique avait quelques alternatives pour être sorti de ce bourbier. Parmi ces solutions, la star de la guerre en mode solo, John Rambo, avec l'adaptation de Rambo - First Blood part 2. Le couteau entre les dents, Rambo repart au Vietnam pour délivrer les derniers POWs oubliés depuis plus de 10 ans. A la manière du film par rapport au premier épisode, le jeu est une grosse déception: sous-Commando, le joueur se fait sauter dessus par des vietcongs particulièrement agressifs, les balles fusent dans tous les sens, les objectifs sont loin d'être clairs. C'est certainement voulu, le jeu est bouclé en 5 minutes une fois différentes étapes identifiées: sauver un prisonnier, aller à l'hélicoptère, repartir chercher les autres POW dans le camp, rejoindre la base US. L'écran de jeu est minuscule, les couleurs et graphismes sont laids, le son est réduit au minimum syndical: comme disait l'autre, c'était pas ma guerre.
Stallone en 1985: abimé par le CPC avant d'être défiguré par la chirurgie esthétique.
Ce truc blanc, c'est un prisonnier...
Mais heureusement, d'autres jeux avaient plus de gueule, ils avaient du chien. Ou plutôt du loup (ah ah) avec Operation Wolf. Issu de l'arcade où une mitraillette en plastique permettait de tirer sur l'écran, ici on déplace un simple viseur dans ce qui doit être un des premiers FPS (avec Duck Hunt) embarqué sur rail. Sur chaque niveau, un quota de soldats, blindés et hélicoptères doivent être tués ou détruits afin de passer à l'étape suivante. La version arcade était impressionnante avec la taille des ennemis et leur agressivité en grand nombre, mais sans fausse mitraillette, le CPC arrive à retranscrire ces sensations (même si le joystick, ce n'est pas l'idéal pour viser rapidement...). Mention spéciale aux musiques de Jonathan Dunn, et leur vibrato "aquatique" caractéristique. Le jeu se permet un peu d'humour dans ce monde de brutes, entre les vautours qui se transforment en poulets rôtis une fois dégommés ou les otages remerciant le joueur si ils échappent au massacre à l'écran.
Un peu flippant monsieur...
Où est Charlie, ou cherchez l'otage dans ce merdier.
Mais la guerre a inspiré bien d'autres jeux sur CPC, la suite une fois la saison 2 de Homeland visionnée.
Combat School par Xyphoe.

Rambo II par Xyphoe.

Operation Wolf par Metr81.

En bonus, Platoon (sur NES) vu par le Joueur du Grenier. La version CPC est également ignoble.

mercredi 16 janvier 2013

Ocean's All Star Hits - Le Best Of de la compil de la TV


Vu la longueur du post précédent, au sujet d'un jeu bouclé en 5 minutes, cela n'annonce rien de bon si je souhaite faire un tour complet de mes souvenirs CPC... J'ai donc décidé de passer à une compilation, et traiter 6 jeux à la fois. A peu de choses près, cette compilation aurait pu s'appeler "Le meilleur des après-midi de La Cinq", mais finalement ce sera un bateau "Ocean's All Star Hits".
Photoshop avant l'heure (trouvé chez cpcrulez.fr)
Voyons rapidement les forces en présence.

Miami Vice: plus connu sous nos latitudes sous le titre "Deux flics à Miami", on se retrouve face à un GTA avant l'heure. Sonny Crockett et Ricardo Tubbs font le tour de Miami en voiture rouge prune (Ferrari de pacotille) pour nettoyer certaines lieux de mauvaises fréquentations. Mais je n'ai jamais réussi à rentrer dans un bâtiment:
1. la voiture explose au moindre contact
2. les virages sont impossibles à prendre
3. il faut se rendre devant les bâtiments à une heure précise, indiquée dans la notice
Normalement, une séquence vue de côté doit se lancer, mais jamais vue... En jouant récemment sur émulateur, je me suis rendu compte qu'il faut rouler lentement, et donner un seul coup à droite ou à gauche pour prendre une intersection. Ça n'empêche pas de se prendre la première voiture qui arrive en sens inverse, mais cela semble dire qu'il est possible à force de persévérance de tuer quelque malfrat sortant de son hôtel. On est loin du fun d'un Driver sur PS3 où on roule à toute vitesse à travers San Francisco en dérapant pour prendre les virages. Là on est plus dans un GTA version auto-école avec limitation de vitesse.
En fouillant dans le carton des jeux, j'ai retrouvé un plan dessiné de Miami version CPC par mon frère, fan de la série: persévérance quand tu nous tiens.
Igor et Grichka
GTA Miami
Knight Rider: avant de courir au ralenti à Malibu ou faire n'importe quoi de sa carrière, David Hasselhoff était Michael Knight, un flic laissé pour mort mais relifté et embarqué par le milliardaire Devon Miles, dans des enquêtes à travers les USA au volant de sa monture, KITT. Plus connu dans notre contrée sous le titre K2000, on retrouve ce mélange trépidant d'action et d'aventure sur CPC, youhou.
En fait non. Michael reçoit des instruction de Devon et part dans un coin des Etas-Unis. "Vite KITT, allons à Chicago!". S'en suit une phase où on peut:
- soit conduire la voiture et laisser KITT dégommer des hélicoptères avec un laser
- soit manipuler le laser et laisser le volant à KITT
Syndrome auto-école, KITT a une tendance à respecter les limitations de vitesse. Ca tombe bien, je suis nul au laser, la première combinaison est bien plus efficace.
Une fois arrivé à destination, on passe en vue de dessus pour un passage à la Metal Gear: des gardes font des va-et-viens, il faut se faufiler à l'autre bout de la pièce (pour désamorcer une bombe, répondre au téléphone ou aller aux toilettes). Les gardes sont loin d'être aussi malin que chez Kojima: pas d'alerte, pas de poursuite, ils font juste les cent pas.
Une fois le coin d'écran atteint, on recommence: briefing / voiture / infiltration. Les deux phases sont loin de casser des briques, on ne retrouve même pas le thème de la série...
On the road again...
Metal Gear Moisi
Street Hawk: plus connu chez nous sous le titre "Tonnerre mécanique", on se retrouve dans la combinaison de Jesse Mach, un officier de police reconverti en testeur de (bat)moto bourrée de gadget. Donnez lui du turbo, du laser et de la propulsion, et Jesse fait régner l'ordre dans la ville, sous les indications de Norman Tuttle, le créateur de la moto.
Sur CPC, on retrouve ce pitch en version simplifiée: Jesse va rouler en ligne droite jusqu'à la première épicerie pour zigouiller des voleurs de bonbons. Une fois la justice, il reprend sa route jusqu'à la prochaine épicerie pour stopper les deals de sucre, tant que son prototype ne le lâche pas à force de faire chauffer le turbo.
Pas grand chose à faire, pas grand chose à dire... Comme Knight Rider, le jeu est tristounet graphiquement avec ses faux airs de Spectrum. Un petit coup du thème aurait peut-être relevé le tout.
Dam, dam, dam, dam... Tonnerre mécanique!
Born to be color blind...
Duck hunt
Galivan: bien que non officielle, l'illustration ne laisse pas de doute, il s'agit bien d'une adaptation de Space Sheriff Gavan, plus connu dans nos chaumières sous le nom de X-Or (X-Or...le shérif, shérif de l'espace... X-Or!). Le shérif homme ou robot débarque dans une espèce de pyramide, doit traverser un aquarium et tuer à la fin de chaque niveau une sorte d'hydre à plusieurs têtes avec un peigne tirant des lasers.
Le jeu commence bien, avec une transformation en armure et de belles couleurs, mais la taille réduite de l'écran inquiète. Puis on fait les premiers pas, on essaie d'esquiver les ennemis kamikaze, et on se rend compte que Gavan / Galivan ne sait que sauter en hauteur et pas en diagonale, comme tout héros svelte de jeu vidéo. Résultat, on sert de cible humaine à tout ce qui bouge, on perd ses armes au fur et à mesure pour terminer avec des coups de poing inoffensifs...
Pas de jeep, pas de vaisseau spatial et de combat dans des dimensions parallèles, juste de la frustration...
"Votre nom, c'est Galvan ou Galivan?"
Un peigne contre le boss à utilisation multiple
Top Gun: après la télé, on s'attaque au lourd avec les adaptations ciné. Et pas n'importe laquelle, Top Gun. A l'époque, c'était la méga classe, Tom Cruise, ses Ray-Ban, sa moto et son F14. C'est avant que Tarentino remette en perspective l'amitié entre Maverick et Iceman. Pourtant ça avait l'air sympa et innocent le volley-ball?
On a droit à une simulation de combat aérien en écran splitté, face à l'ordi ou un pote. Dès le début de mission, on est dans l'ambiance: porte-avions, coucher de soleil, "Danger Zone" en version 8 bits, notre aigle s'envole vers des combats héroïques, en fil de fer. La 3D de l'époque permettait de s'y croire avec juste une ligne pour l'horizon, un triangle pour un avion ennemi et un rectangle en tant que missile. On peut tenter de descendre son adversaire à la mitraillette ou au missile à tête chercheuse. Pour toute défense, ce sont les talents de pilote qui font la différence, ou un parasite lâché au bon moment pour éviter de se faire exploser à 10 000 pieds.
Ce n'était pas un de mes jeux préférés, mais le bip bip lorsqu'on locke un ennemi ou qu'un missile s'approche fait son petit effet.
Top Gun - Sunburn edition...
Fil de fer battle.
Short Circuit: je pense avoir vu le film il y a trèèèèès longtemps sur Canal+. Sorte de Terminator inversé, un robot militaire (Numéro 5, de Channel) est doté de conscience après avoir été frappé par la foudre. Résultat, il se fait des amis écolos alors que l'armée lui court après pour le démonter.
Dans le jeu, cela se traduit par 2 phases. Première phase, Numéro 5 est dans les locaux de Nova, ses développeurs, il doit fouiller les bureaux pour trouver des passes, des clés et des objets pour lui permettre de s'échapper des locaux sans se faire arrêter par les militaires. Je n'ai jamais réussi à compléter cette partie, Internet et les solutions à dispo n'existaient pas. Mais les cheat codes eux existaient bien, il était possible de passer à la deuxième phase en pressant les touches O, C, E, A, N (il fallait y penser).
Suite de l'aventure, Numéro 5 est à l'air libre, il doit traverser la campagne pour rejoindre un camion dans lequel il pourra s'échapper. Poursuivi par d'autres robots et les militaires, il doit sauter par dessus les cours d'eau et éviter les animaux (pigeons, serpents, belette) qui déboulent dans tous les sens. En grand sensible, Numéro 5 s'arrête 5 secondes dès qu'il écrase une mouche pour pleurer, soit largement le temps de se faire capturer par l'armée. Alors on avance, on se baisse pour éviter un piaf, on saute par dessus un écureuil, on se retourne pour shooter un robot, on monte sur un radeau, en sautant pour éviter une balle... Il faut connaître le niveau par coeur pour savoir ce qui va se passer à chaque mètre, un grand classique des jeux de l'époque.
Joli, avec une bonne musique, le jeu est sympa et suffisamment corsé pour passer du temps sur les deux parties.
You(ve been...Thunderstruck!
Another day at the office.
Caught with your pants down!
Les jeux adaptés de séries TV ou de films partent avec à priori négatifs: cela doit remonter à l'adaptation de E.T. sur VCS 2600 (avec la fameuse légende des milliers de cartouches enterrées dans le désert), et ces jeux ne démentent pas cette règle immuable. Il y a quelques exceptions (Short Circuit est sympathique), mais méfiez vous de ces jeux où le budget passe en priorité dans l'acquisition de la licence, avec un développement fait à la va-vite derrière.
Deux flics à Miami, le générique

Miami Vice en action sur CPC, vu par MrBupley

Deux flics ami-ami avec les Nuls

K2000, le générique

 Tonnerre Mécanique, le générique

Knight Rider et Street Hawk sur CPC, vus par MrBupley

X-Or, le générique (pas de vidéo CPC trouvée)

Top Gun, Highway to the Danger Zone

Top Gun sur CPC (à partir de 7:20) 
Short Circuit, la bande-annonce

Short Circuit sur CPC, jeu intégral